Du fait d’une topographie peu contraignante, la plaine de l’Est
Lyonnais a connu depuis le début du 20ème siècle une forte urbanisation
liée à l’expansion de la ville-centre et aux activités industrielles
qui s’y sont implantées. Le résidentiel s’est d’abord fixé sur les
communes dites de 1ère couronne (Vénissieux, Bron, Vaulx-en-Velin). La
croissance urbaine, facilitée par les moyens de communication et les
nombreuses infrastructures, englobe aujourd’hui les communes de 2ème
couronne (Décines-Charpieu, Chassieu, St-Priest, Corbas) voire de 3ème
couronne (Mions, Jonage, Chaponnay…). Cette évolution, phénomène
classique de péri-urbanisation a fini par transformer des communes
essentiellement rurales en banlieues résidentielles et industrielles.
Toutefois, l’activité agricole reste encore très présente puisqu’elle
occupe environ la moitié du périmètre du SAGE.
Le territoire est marqué par la présence de nappes d’eau souterraine.
La principale, dite nappe de l’Est lyonnais, est formée dans son
ensemble de 3 couloirs où l’eau s’écoule de façon privilégiée :
couloirs de Meyzieu, Décines et Heyrieux. L’eau y circule suivant une
direction générale Sud-Est / Nord-Ouest. Cette nappe est alimentée
principalement par la pluie, qui en tombant s’infiltre dans le sol.
La nappe de l’Est lyonnais est très sollicitée (irrigation agricole,
usages industriels, alimentation en eau potable) et est soumise à de
nombreuses pressions susceptibles d’altérer sa qualité : urbanisation,
activités industrielles et agricoles, infrastructures de transport…
Tout l’enjeu du SAGE réside dans l’articulation entre :
• un enjeu patrimonial d’alimentation en eau potable qui passe par une
maîtrise des prélèvements et des pollutions, et par une préservation de
l’espace ;
• un développement économique et une urbanisation qui consomment de
l’espace, nécessitent des ressources en eau et génèrent des rejets.